Le parc Monceau, le bonheur des amoureux de l’architecture

Le parc Monceau

Le 17e arrondissement ouest offre un visage qui fait le bonheur des amoureux de l’architecture luxueuse. Quartier de l’aristocratie, emblème des grandes transformations haussmanniennes, il renferme bien des trésors cachés ou apparents. Nous sommes dans les beaux quartiers de Paris et une visite attentive aux détails est méritée. S’y trouve le magnifique parc Monceau, lieu d’histoire et de détente, ses parterres aux coloris subtils et ses feuillages si séduisants à cette époque de l’année.

Entrée du Parc Monceau

L’initiateur de ce projet bucolique est le duc de Chartres, futur duc d’Orléans. Il demande au peintre Louis Carmontelle, également amateur d’architecture et de paysagisme, de créer la « folie de Chartres » sur un de ses terrains, plaine de Monceau, et lui laisse carte blanche. L’imaginaire de l’artiste se débride. Il exploite la structure vallonnée, sillonnée de sentes, et installe rivière, grotte, ruines romantiques, moulins, pyramides etc., présentant au promeneur une vision aussi pittoresque qu’amusante.

Malheureusement, en 1852, une partie du domaine est vendue à un banquier dont l’unique préoccupation est l’investissement et le profit. En contrepartie le large public y gagne car la seconde moitié devient un jardin public. Jean-Charles Alphand le réaménage à l’anglaise selon la mode sous Napoléon III. Le charme demeure cependant, dans un autre style certes, mais réussi. Ne restent de l’ancienne « folie » que la rotonde de Chartres et la naumachie, pièce d’eau dans un écrin de colonnes antiques.

Se promener au parc Monceau est aussi une rencontre avec de grands artistes ayant vécu dans le quartier. Des statues de Musset, Gounod, Chopin ou Maupassant y sont disséminées, ici et là. Et il y a les célèbres grilles entourant le jardin, particulièrement celles de l’entrée, sublime chef-d’œuvre de Gabriel Davioud. Beauté, création et nature sont au rendez-vous.

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